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Point de ralliement
Originellement restreinte à la baie de Sept-Îles, la municipalité s’est élargie d’abord avec la fusion de Clarke City en 1970 puis, plus récemment, avec celles des municipalités de Moisie et de Gallix, en 2003.

Alors que l’histoire de Clarke City, liée à l’exploitation forestière, commence au tout début des années 1900, celle de Moisie remonte à 1867, suite à la découverte de bancs de sable magnétique à l’embouchure de la rivière du même nom.

S’établit alors, du côté est de la rivière, la première sidérurgie de la Côte-Nord, la « Compagnie des mines de Moisie », mieux connue sous le nom de « Forges de Moisie ». À son meilleur, la compagnie compte environ 400 ouvriers et produit 1500 tonnes de fer par an. Ce succès est cependant de courte durée. L’entreprise cesse ses activités dès 1875, en raison d'une conjoncture économique défavorable, rudoyée par les coûts élevés de production et une concurrence américaine en croissance. Moisie-ouest, déjà habitée par des familles travaillant pour des entreprises de pêche à la morue, verra alors sa population s’accroître.

Pourtant, en 1925, neuf hommes d'affaires de Sept-Îles et de Moisie fondent la première compagnie de téléphone de la Côte-Nord : « The North Shore Telephone Company ». Celle-ci dessert d'abord Moisie et Sept-Îles, puis Clarke City à compter de 1926. En 1943, l’entreprise est vendue aux frères Clarke et, peu de temps après, à Québec-Téléphone (aujourd’hui Telus).

Moisie devient une base militaire en 1953. Dix ans plus tard, elle est considérée comme le centre de contrôle le plus qualifié au sein du Commandement de la Défense aérienne (organisation militaire créée par le Canada et les États-Unis visant la défense des deux pays contre toute attaque aérienne éventuelle). Or, le Gouvernement canadien annonce la fermeture de 17 stations de radars en 1985. Celle de Moisie, qui regroupe alors 200 personnes dont 130 militaires, est touchée et les portes de la base sont définitivement fermées le 1er août 1988. En 2001, la base devient une zone résidentielle et de villégiature.

Entre-temps, le village est menacé par l'érosion que provoquent les grandes marées. C’est qu’il niche sur une longue pointe de sable, bordée d'un côté par la rivière, de l'autre par le golfe Saint-Laurent. Après des inondations particulièrement menaçantes, la Protection civile du Québec recommande le déplacement de la population. En 1964, un référendum confirme que les citoyens veulent déménager : la majorité d’entre eux s’installe au Domaine Lévesque et à ville de Grasse.

Le village de Gallix tient son nom du père eudiste belge, Joseph Gallix, qui assure la desserte de ce lieu dans les années 30. Les origines de l’agglomération remontent toutefois à 1860, alors qu’Adolphe Thériault et son compagnon, Joseph Poitras, découvrent un site exceptionnel de pêche en atteignant la baie Sainte-Marguerite qui fait face à la célèbre rivière du même nom. Ils s’installent d’abord temporairement à l’embouchure de la rivière et Adolphe Thériault revient y vivre en permanence, quatre ans plus tard, avec femme et enfants. Il devient ainsi le fondateur d’une nouvelle communauté. En 1894, une mer déchaînée oblige les occupants à se reloger sur la pointe ouest de la rivière, berceau du village actuel où plusieurs familles s’établissent à partir de 1905. Gallix est aujourd’hui un joli hameau reconnu pour son trottoir de bois longeant la mer et sa plage de sable fin.

Dates importantes
  • 1867 - La première sidérurgie de la Côte-Nord est ouverte à Moisie.
  • 1970 - La ville de Clarke City fait dorénavant partie de Sept-Îles.
  • 1988 - La base militaire de Moisie est définitivement fermée.
  • 2003 - Moisie et Gallix sont fusionnées à Sept-Îles en fonction de la Loi du gouvernement du Québec sur la fusion des villes et villages

Nordicité et modernité